RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: Espoirs de sécurité après la dissolution des principaux groupes rebelles

crédits : HDPTCAR. La dissolution des deux principaux groupes rebelles de la République Centrafricaine permettrait d’améliorer la sécurité (photo d’archive)

BANGUI, 6 juin 2012 (IRIN) – L’insurrection qui a alimenté l’insécurité dans les régions du nord de la République centrafricaine (RCA) pendant près de dix ans a perdu en intensité depuis la dissolution en mai de deux groupes rebelles importants, faisant naître des espoirs de stabilité.

L’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et l’Union des forces républicaines (UFR) se sont dissoutes et leurs combattants ont entamé le désarmement en conformité avec les accords de paix signés avec le gouvernement.

Forte de 7 000 soldats, l’APRD, qui a été formée en 2005, a lancé ses premières attaques contre l’armée deux ans plus tard à Pahoua, ville du nord de la région de L’Ouham-Pendé ; les affrontements se sont ensuite étendus à la région centrale de Nana Gribizi.

Les combattants s’en sont pris violemment aux civils, aux chefs religieux, aux travailleurs humanitaires et à leurs biens, forçant les résidents à fuir dans le bush ou vers le Tchad voisin. L’UFR, qui se composait de 2 000 hommes, a concentré ses actions sur la région de Kabo dans le nord du pays.

Le 17 mai et le 18 mai respectivement, l’APRD et l’UFR ont annoncé leur dissolution, suscitant l’espoir de la fin des années d’insécurité et de souffrances endurées par la population locale.

« Nous avons mis fin aux hostilités en 2007 après la signature d’un accord de paix global à Libreville, au Gabon, qui prévoyait la libre circulation des personnes et des biens dans des zones placées sous notre contrôle. Nous procédons au désarmement, mais le gouvernement doit garantir notre sécurité et nous donner tout ce dont nous avons besoin », a dit Lakoue Maradas Nado, un commandant de région de l’APRD. […] ==>> Lire la suite sur le site de l’IRIN

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